Conseil du 10 Avril 2014
Conseil municipal de st Pierre les Elbeuf
Déclaration du Groupe communiste et républicain
Monsieur le Maire Chers collègues
Nous avons mis en place le nouveau conseil municipal le 24 Mars et nous partons ensemble pour une nouvelle aventure, qui nous l’espérons sera aussi intéressante et riche que les six années passées notamment dans la défense des valeurs humaines.
Au service des saint-pierraises et des saint-pierrais, nous continuerons comme par le passé à défendre les intérêts de notre ville et à participer aux débats pour l’amélioration de celle-ci.
Je voudrais profiter de cette intervention pour rappeler notre engagement, nous somme élus sur un programme municipal, ce qui nous engage à la solidarité de gestion.
Par contre, cela ne nous engage en rien dans une quelconque solidarité gouvernementale, ce sont là deux choses bien distinctes que je tenais à préciser au nom du groupe communiste et républicain afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.
Le résultat des élections municipales est un désaveu massif de la politique de F.Hollande et de son gouvernement qui est ainsi lourdement sanctionnée. Cette lourde sanction s’est exprimée avec force dans toute la France, les gains de la droite, l’abstention massive exprime avant tout le profond mécontentement de celles et ceux qui avaient permis il y a à peine deux ans la victoire de F.Hollande.
A cela, le président y répond par un coup de barre à droite. Il a nommé Manuel Valls le symbole éclatant de la droitisation gouvernementale, le tout assorti d’un jeu de chaises musicales ministérielles.
Ce choix ne rassure pas à gauche.
Une phrase prononcée par le président de la république dans son discours au lendemain de la défaite "je garde le cap" . En gros, on change le bocal mais on garde les poissons.
Je voudrais exprimer maintenant l'inquiétude du groupe communiste et républicain, qui nous le pensons sera peut être partagée par un certain nombre de nos collègues concernant le projet de baisse des dotations aux collectivités.
Le premier ministre manuel Valls à confirmer mardi dernier que le nouveau gouvernement comme le précédent envisage d’accroitre encore la diminution des dotations de fonctionnement qu’il verse aux collectivités locales. Le chiffre de 10 milliards d’euros en moins jusqu’en 2017 a même été cité.
Si de telles informations devaient se confirmer, elles constitueraient une très grave menace pour les services publics de proximité.
En effet, les dotations de l’état aux collectivités locales ne constituent en rien un quelconque cadeau.
Elles représentent la compensation, souvent bien insuffisante, des transferts de charges opérés par l’état depuis les premières lois de décentralisation, elles permettent donc aux collectivités locales, communes, départements, régions, d’assurer les missions que le législateur leur a confié.
Et ces missions constituent pratiquement l’essentiel de l’action publique de proximité.
Or en cette période de crise où les besoins de protection des populations et de développement des territoires sont criants, réduire ces dotations reviendrait à contraindre les collectivitivités soit à augmenter les impôts locaux, soit à réduire leurs activités d’intérêt général au service des populations, ou bien leurs investissements pour moderniser les territoires et y développer l’emploi.
Reduire l’action des collectivités, c’est donc fragiliser encore plus les populations, ralentir l’activité économique et la croissance donc par voie de conséquence augmenter le chômage.
Un non sens au moment où l’action publique devrait être tout entière orientée vers l’emploi et la justice sociale.
Tout cela n'a qu'un seul et unique but, répondre aux injonctions de la commission de Bruxelles afin de financer les profits, les cadeaux offerts aux entreprises pour gaver toujours plus leurs actionnaires.
De telles perspectives sont insupportables et portent gravement atteinte à l’autonomie financière des collectivités locales et, au final à leurs libres administrations.
C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que le gouvernement abandonne de telles perspectives et s'appui au contraire sur la décentralisation et sur les collectivités locales pour investir dans l’avenir et répondre aux attentes de tout nos concitoyens.
Nos concitoyens ne demandent qu'une chose, du travail, de bon salaire pour vivre dignement.
Le Groupe communiste et républicain
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