Marie-George Buffet, ancienne secrétaire générale du PCF, réagit aux propos de Laurent Wauquiez sur les dispositifs d’aide sociale. Le ministre des Affaires européennes estime nécessaire qu’il y ait une contrepartie au versement du RSA (5 heures de travail social par semaine), et que le cumul des minima sociaux soit plafonné à 75% du Smic.
Pour Marie-George Buffet, de tels propos sont "scandaleux : le RSA, ce n’est pas de
l’assistanat, explique-t-elle, c’est la société qui assure un moyen de survivre à des gens qui sont au bout de tout. Et ces gens veulent un vrai travail".
L’ancienne dirigeante communiste estime que la raison d’être de cette proposition de Laurent Wauquiez est uniquement politicien : "le but,
c’est d’essayer de rameuter l’électorat d’extrême-droite, et de diviser notre peuple. La présidentielle rend fou, au détriment de la République", conclut-elle.
Interrogée sur l’affaire des quotas de la FFF, celle qui a été ministre des Sports dans le gouvernement de Lionel Jospin rappelle d’abord que "quand on est un responsable, on réfléchit un peu aux mots qu’on prononce". Pour autant, elle ne pense pas que des sanctions soient la solution : il faut, selon Marie-George Buffet, "un grand débat démocratique au sein de la FFF, pour déterminer quelle orientation donner au foot français dans les dix ans qui viennent. Il faut donner la parole à ceux qui fondent le football français : les responsables de clubs, les joueurs..."
Enfin, à la veille du 10 mai, Marie-George Buffet se dit "orpheline de l’espoir qui s’est levé en mai 81" avec l’élection de François Mitterrand. Pour renouer avec cet espoir, il faut, dit-elle, "qu’enfin la gauche ose un programme vraiment libéral".
Interview à
écouter en intégralité sur le site de france info.
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