En 1675, sous le règne de louis XIV, une révolte populaire vint contredire le pouvoir absolu du monarque et les inégalités de l'Ancien Régime. Les paysans et les bourgeois dénoncèrent les privilèges de la noblesse et du clergé et réclamèrent de nouveaux droits au nom des principes d'égalité, de solidarité et de fraternité.
Cette révolte réprimée dans le sang porta le nom de "révolte des bonnets rouges" et augura la Révolution Française qui aura lieu plus d'un siècle après ces événements.
Ces quelques lignes, trop courtes pour en donner une vision globale, n'ont comme unique objective que de replacer la révolte d'aujourd'hui dans un contexte historique...d'autant plus que la référence à cet épisode essentiel de l'Histoire de la Bretagne est sans cesse utiliser par les organisateurs des manifestations des derniers jours.
Mais, au-delà d'une analogie qui pourrait, trop facilement, sauter aux yeux, les logiques en oeuvre dans ces deux soulèvements sont diamétralement opposées.
Il y a trois cents ans, on luttait contre des privilèges iniques et pour des réformes démocratiques (cf. le code paysan)
Aujourd'hui, ceux qui se réclament de leurs aînés lutte contre une décision prise démocratiquement (même si on est en désaccord avec l'écotaxe, il serait intellectuellement malhonnête de prétendre qu'elle a été imposée par la force !) et pour l'instauration de nouveaux privilèges (cf. la déclaration du MEDEF breton).
Dans cette histoire, le véritable bras de fer a lieu entre le MEDEF, la droite (dont son extrême) et le gouvernement.
Et malheureusement, les salariés, les petits exploitants, les commerçants et les artisans bretons se battent sur un terrain idéologique qui n'est pas le leur.
Réduire la fiscalité ne permettra pas la sauvegarde de l'emploi en Bretagne. Les licencieurs d'aujourd'hui ne changeront pas de comportement dans un contexte économique breton désastreux...et dont ils sont les principaux responsables.
Pourtant il y a un combat à mener en Bretagne (et ailleurs) pour l'emploi et le développement économique.
L'esprit et le souvenir des bonnets rouges (les vrais !!!!) ne doivent pas mourir sur l'autel du libéralisme économique.
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